La phase de vol dure quelques secondes seulement : le sauteur doit garder le haut du corps détendu, tirer en avant tout en maintenant une forme rigide : c’est ce que l’on appelle le gainage. L’inclinaison régulière de la piste de réception facilite son atterrissage, entre les points P* et K*. Ne durant qu’une poignée de secondes, un saut est ainsi articulé en quatre phases, qui requièrent toutes un enchaînement précis de gestes gymniques et techiques, ainsi qu’une grande faculté de concentration.
L’élan vise à prendre le plus de vitesse et arriver dans la meilleure position au nez du tremplin ; concentration, lucidité, relâchement, placement sont les qualités déterminantes.
L’impulsion est le moment clé : elle consiste à s’élancer depuis la table à l’aide d’une poussée des jambes, et enchaîner sur la phase de vol. Elle nécessite coordination, tonacité et audace.
Lors du vol proprement dit, le sauteur en extension cherche à se faire porter par ses skis : équilibre, maintien, gainage, engagement sont les qualités requises.
La réception se fait en télémark, un pied devant l’autre, genoux fléchis, buste droit et bras écartés : elle suppose élégance, relâchement et détermination.